La Révolution et les expériences politiques en France
durant la première moitié du XIXe siècle
I. La contestation de la monarchie absolue.
Problématique : Que-ce-que l'absolutisme ? Quels sont les origines de la contestation ? Quel sont les critiques formulés contre l'absolutisme ?
A] La monarchie absolue en France.
1°) Un roi sacré et tout puissant.
En France, la monarchie est héréditaire de droit divin. La cérémonie du Sacre à Reims rappelle que le roi tient son pouvoir de Dieu. Il reçoit des "pouvoirs" de faculté qui le place au-dessus des hommes : Il est l' "oint du seigneur" (il a reçu l'onction de la Sainte Ampoule) et il est thaumaturge.
Exemple : Il a le pouvoir de guérison des écrouelles par imposition des mains, la formule qu'il prononce est : Le roi te touche, Dieu te guérit.
Son rôle de représentant de Dieu sur Terre lui assure la soumission de ces sujets. Mais surtout le roi de France dispose d'un pouvoir absolu dans la mesure où aucune assemblée le contrôle.
2°) Le modéle absolutiste français.
Fondé sur la volonté divine, l'absolutisme est un système de gouvernement dans lequel, le souverain détient tous les pouvoirs :
Pouvoir politique
Le roi détient en effet les pouvoirs législatifs et exécutifs (il dicte les lois et les fait appliquer). Il décide les impôts et fait battre la monnaie. Il détient aussi le pouvoir militaire (chef des armées, déclare la guerre, signe les traitées).

Pouvoir Judiciaire
C'est en son nom que les parlements rendent la justice. Exemple, il peut emprisonner sans jugement (par lettre de cachet) Ã la Bastille.
Pouvoir Religieux
Le roi est un personnage sacré et il est en France, protecteur de la religion catholique. (La France est appelée Fille aînée de l'Eglise et le roi est appelé Roi très chrétien).
Pouvoir Economique
L'Etat absolutiste encourage l'exportations par la création de manufactures royales, par le développement d'une flotte de commerce ou par l’établissement des premières colonies (Guadeloupe, Martinique, Sénégal, Réunion = L’Ile Bourbon).
3°) La monarchie absolu n'est pas une tyrannie.
L'autorité du roi n'est pas sans limites. Dans une société très inégalitaire, il doit respecter :
- Les lois fondamentales du royaume. (ex : Primogéniture mâle légitime > héritié).
- Les priviléges de la noblesse et du clergé.
- Les coutumes locales. (ex : L'exemption d'impôts de certaines provinces).
- Le droit de remontrance dans cours de justice souveraine (les magistrats sont des officiers propriétaires de leur charges et donc indépendant, ils n'hésitent pas à critiqué le pouvoir royal).
B] L'absolutisme remis en cause.
1°) Le modèle britannique.
Depuis le XIIIe siècle, les monarques doivent accepter l'existence d'un Parlement qui vote et contrôle le pouvoir royal. C'est donc une monarchie parlementaire.

Au 17e siècle, la tentative de la dynastie des Stuarts s'instauré dans le pays une monarchie absolue provoque une guerre civile : "La Grande Rébellion". Le roi est vaincu par les troupes parlementaires menées par Olivier Cromwell. En 1649, Charles 1er est jugé et décapité. La République de Cromwell est une véritable dictature militaire et elle s'efface rapidement au profit d'une restauration de la monarchie.
A la fin du 18e siècle, pour des raisons politique et religieuses, la politique des Stuarts et du Parlement rentre à nouveau en conflits. En 1688, la "Glorieuse Rébellion" installe en Grande-Bretagne une monarchie constitutionnelle. Marie II et son époux, reconnaissent les droits de la nation, représentée par les membres du Parlement.
2°) La révolution américaine et ces conséquences en France.
Depuis le 16e siècle, des colons protestants anglais et européens sont établis sur la cote Est de l'Amérique du Nord. Ils sont regroupés en treize colonies sous l'autorité du roi d'Angleterre. Durant la seconde moitié du 18e siècle, les Français et Espagnol perde la Guerre de Sept (1756-1763), ils quittent donc le Québec, Louisiane et la Floride. Les colons américains en profite pour prendre leur distance vis-à -vis de l'autorité britannique. Les nouvelles exigences fiscales du roi George III accélère leur lutte contre la Grande-Bretagne : Les colons américains refusent de ce soumettre à des impôts et loi que leur représentant n'ont pas voté. C'est la guerre.
S'inspirant d'idées nouvelles sur les droits de l'Homme (liberté, égalité, droit de vote, séparation des pouvoirs), les délégués des treize colonies rédigent le 4 Juillet 1776 la déclaration d'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Ils veulent mettre en place une république démocratique. Dans leur lutte, les insurgés reçoivent l'aide de volontaires européens enthousiastes par leurs combats et par leurs idées.
Exemple : La marquis de la Fayette va partir aider les américains.
L'alliance avec les grandes puissances rivales de l'Angleterre (France qui envoi aux insurgeant beaucoup d'armes et capitaux), cette alliance permet aux américains de vaincre les Britanniques. En 1783, la Grande-Bretagne reconnait l'indépendance des treize colonies qui deviennent une République féodale (Etats-Unis).
Conséquences pour la France :
- La France ne récupère aucun territoires en Amérique du Nord.
- La France n'accroit pas ces liens commerciaux avec les Etats-Unis.
- Le cout de la guerre accentue le très lourd déficit budgétaire du pays (la France est en faillite) alors qu'elle vit une crise économique.
- L'indépendance des Etats-Unis marque le triomphe de la liberté sur les régimes totalitaires et relance en France l'opposition à l'absolutisme.
C] La société française à la fin du XVIIIe siècle : Permanence et mutation.
1°) Une société hiérarchisée et inégalitaire.
Au 18e siècle, le royaume de France à connu une phase de croissance démographique (28 millions d'habitant en 1789). La société est toujours divisée en trois ordres.
Le Clergé

Ce clergé reste au XVIIIe siècle très influent, il est exempté d'impôt car il assure pour l'Etats des fonctions religieuses, d'états civils, (ex: registre de baptême, mariage,...), d'enseignement, aide aux malades et aux pauvres. Ce clergé à un patrimoine considérable en biens et en terres. Ils perçoivent les revenus de la dîme.
La Noblesse
Ils ont la charge de protéger le royaume et de conseiller le roi. Les aristocrates reste très attaché à leurs privilèges matériels et honorifiques comme l'exemption d'impôts, le droit de chasse, le port de l'épée, le monopole des plus hautes fonctions à la cour dans l'Eglise et dans l'armée. Cette noblesse doit s'opposer à une noblesse d'épée héritée des anciens seigneurs et une nouvelle noblesse de robe issue de la bourgeoisie.
Ces deux ordres privilégier ne représentent que 2 % de la population française. En réalité seule le haut-clergé (abbé, cardinaux, évêques,...) et la haute-bourgeoisie sont considérablement riche et forme un groupe
de privilégiés.
Le Tiers-Etat
Il regroupe une des grandes diversités de situation sociale. 80 % des français sont des paysans soumis aux poids de prélèvements fiscaux (ils payent les impôts royaux, seigneuriaux, dîmes). Cette paysannerie est diversifiée tout comme la bourgeoisie (environ 15 % de la population française).
La bourgeoisie souvent installée dans les villes se caractérise par son aisance, compétence. Les bourgeois sont engagés dans les affaires, le commerce, les professions libérales. Ils payent des impôts mais ne peuvent accéder aux plus hautes fonctions réservées à la noblesse : Ils souhaitent que leur mérite soit reconnu et conteste de plus en plus les privilèges des nobles.
2°) La philosophie des Lumières : La foi dans la raison et le progrès, la lutte contre l'absolutisme.
Au 18e siècle, des écrivains, intellectuels, souvent issu de la bourgeoisie, critique la société. Ces philosophes (amis de la sagesse), veulent mettre la raison au service des gens du peuple afin de les sortir de l'ignorance, afin de les faire réfléchir à l'injustice de leurs conditions. Ils sont à l'origine du mouvement des Lumières.
La plupart des philosophes accepte le régime monarchique mais certains comme Montesquieu ou Diderot, s'oppose à l'absolutisme de droit divin notamment au nom du principe de liberté. Ils revendiquent également la séparation des trois pouvoirs (législatif, judicaire, exécutif). Pour résumer, ils s’opposent à un pouvoir absolu du roi et revendiquent une monarchie constitutionnelle. Rousseau va plus loin : Il critique la monarchie, également l'ordre social en place et les privilèges. Toutes ces idées se diffusent parmi le peuple.
La presse, les académies, les affiches mais surtout les lieux de rencontres où l'on discute (salons, clubs,...) assurent la diffusion des idées des Lumières.
3°) La conjonction des crises.
L'Etat est surendettées, au bord de la faillite. Une réforme fiscale touchant notamment les ordres privilégier s'impose. Mais les parlements s'y opposent. Ils prétendent défendre les libertés du royaume contre le despotisme (dictature). Ils reçoivent le soutien du peuple. En réalité, l'aristocratie défend d'abord ces propres privilèges. Les nobles se révoltent donc contre le régime d’ont ils auraient dû être l’appui. L'impossible réforme fiscale explique les difficultés de la monarchie à la fin du 18e siècle.
Crise économique : Crise de subsistance (1788)
À cause des mauvaises récoltes, le prix du pain a explosé à la veille de la révolution. En ville, la peu de la famine déclenche des émeutes populaires.
Face aux contestations et aux tensions, le roi doit d'abord réglé le problème financié. Louis XVI convoque en Mai 1789, les Etats Généraux du royaume, seul organe susceptible de faire voter de nouveaux impôts.
Cette convocation est un échec pour le roi, surtout que la préparation de cette assemblée donne l’occasion au peuple d’exprimé ses critiques sur la société et le régime (cahier de doléance).
II. Les expériences politiques en France de 1789 à 1799.
A] La destruction de l'Ancien Régime.
1°) La révolution des députés.
La cérémonie d'ouverture des Etats Généraux, le 5 Mai 1789 impose l'image d'un régime absolutiste qui s'appuie sur les deux ordres privilégier.

Cette assemblée offre, l'impression d'une société inégalitaire où le monarque est face (s'oppose) au peuple. En effet, les discours de Louis XVI ne répondent pas aux attentents du Tiers-Etat exprimé dans les cahiers de doléances. Les représentants du peuple sont déçus est ce proclame ''Assemblée National'' le 17 Juin 1789. En effet, ayant été rejoint dans leurs revendications par le bas-clergé et quelques membres de la noblesse, ces députés affirment défendre les intérêts de toute la société Française. Ils instituent alors la souveraineté du peuple comme supérieur au roi.
2°) La révolution populaire.
Après la naissance de l'Assemblée Constituante, le Roi n'a cédé quand apparence, il fait masser des troupes de mercenaires aux portes de Paris. Dans la capitale, se propage la crainte d'un complot. Le 14 juillet, le peuple veut s'armé et prend la Bastille : La chute de cette prison royale fut très sanglante. C'est un symbole de l'absolutisme qui s'effondre.

Pour mettre fin aux mécontentements du peuple, et au désordre de la Grande Peur dans les campagnes, les députés de noblesse du clergé abolissent les privilèges dés la nuit du 4 août 1789. (ex: abolition de la dîme, droits féodaux,...). C'est dans l'affirmation d'un principe nouveau entre les français : L'égalité. La Révolution n'est pas que politique mais aussi social : C'est la fin de l'Ancien Régime.
Le 5 et 6 octobre 1789, c'est la manifestation populaire des parisiennes pour ramener dans l'enthousiasme la famille royale dans Paris. Il sera installer dans le Palais des Tuileries. Louis XVI est maintenant sous le contrôle des parisiens. Cette prise en main de la Révolution par le peuple inquiète les députés et la bourgeoisie.
B] La monarchie constitutionnelle.
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